Sumo : cérémonie des lutteurs sur le dohyō, par Kusakabe Kimbei

 

250,00

  • Date : 1870, c.
  • Photographe : Kusakabe Kimbei (1841 – 1934)
  • Type : tirage albuminé rehaussé de couleurs, contrecollé
  • Etat : très bon
  • Dimensions : 19×25 cm

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Description

L e Sumo ne se résume pas au seul moment du combat entre rikishi. Il y a aussi tout le rituel qui accompagne ce sport de lutte ancestral japonais.

C’est précisément le sujet de cette photographie ancienne de Sumo. Légendée « A 142 Wrestler Danging », elle nous offre un regard sur un moment particulier : le dohyō-iri, la cérémonie d’entrée au sein du dohyō. Le dohyō, c’est cette plateforme d’argile sur laquelle les rikishi, les lutteurs, vont s’affronter en duel.

Cette cérémonie d’entrée est importante à plus d’un titre. C’est le moment où l’on se présente au public. C’est l’occasion de s’affirmer face aux adversaires. C’est aussi le seul moment où tous les lutteurs se retrouvent, ensemble, dans un moment solennel, d’influence shintoïste, avant de lutter chacun pour soi.

Des lutteurs de sumo gringalets

C’est à cette occasion également que les sumotoris apparaissent avec leur tablier d’apparat. Comme on peut le voir sur ce tirage albuminé rehaussé de couleurs, tous les lutteurs portent leur keshō-mawashi.

A l’époque où cette photographie a été prise, vers 1870, ces tabliers de sumo étaient le plus souvent aux couleurs des seigneurs locaux. Probablement les derniers, puisque, dans l’histoire du Japon, cette époque correspond à la fin du système féodal.

Vous remarquerez aussi sur cette photographie ancienne de sumo la corpulence toute relative des rikishi. Les lutteurs japonais de la deuxième moitié du XIXe siècle font presque figure de gringalets face à leurs homologues des temps modernes.

Autre aspect intéressant de cette photographie prise vers 1870 : la foule massée autour du dohyō. Une foule masculine pour l’essentiel. Le sumo étant considéré comme une affaire d’hommes, la présence des femmes est interdite. Tout du moins dans le périmètre immédiat. Seules quelques-unes semblent assises au fond, dans les tribunes secondaires.

Une facette de la culture japonaise

Ce cliché a semble-t-il été réalisé lors d’une journée ensoleillée. Nombre de spectateurs ont en effet la tête couverte. Plusieurs d’entre eux portent même un chapeau melon. Ce type de couvre-chef a connu un réel succès pendant la période Meiji (1856-1912). Période durant laquelle le Japon s’est ouvert à l’Occident en lui empruntant divers éléments, comme le chapeau-melon mais aussi… la photographie.

C’est à cette même époque que des photographes occidentaux, puis japonais ont développé leur activité. Ce tirage albuminé rehaussé de couleurs, à la main, sort tout droit de l’un des studios installés dans le pays. En l’occurrence celui de Kusakabe Kimbei, dont on reconnaît notamment le style du cartouche dans le coin inférieur droit de ce tirage.

Comme bien d’autres photographies de cette époque rassemblées dans de grands albums laqués, cette photographie avait vocation à présenter une facette de la culture japonaise. Nul doute que le sumo en est un élément indissociable.

Nota

Cette photographie vous sera livrée sous passe-partout, dans un format de dimensions standards, prête à être encadrée.

La vue 02 ci-dessus est une simulation de présentation vous permettant de vous faire une idée de la mise en valeur de ce tirage sous cadre.

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