A la gloire de l’argentique !

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Lu il y a quelques mois dans les pages de Challenges, et retrouvé sur le web il y a quelques jours, l’article de Soizic Briand sur cette pratique un temps menacée par le numérique.

Je dis un temps, car finalement à la lecture de « Forte impression », on se dit que l’argentique n’est pas mort et enterré. Tout juste est-il en retrait. Ce qui le rend alors d’autant plus appréciable et lui redonne ses lettres de noblesse peut-être autrefois galvaudées par l’opulence et la production de masse.

« La photo au sel d’argent brille donc encore », remarque Soizic Briand. De Paris au Jura, la journaliste a recueilli les impressions et les émotions de tireurs – ceux qui développent dirait-on dans le langage courant – et de photographes bien-sûr.

Que ce soit Nathalie Loparelli dans son laboratoire parisien, Patrick Toussaint dans le Jura, ou encore les photographes professionnels Martin Becka, Joel-Peter Wit-kin, Wanda Skonieczny, Yann Orhan et autres, tous louent d’une manière ou d’une autre la relation étroite avec le procédé. Il y a le rendu d’image bien sûr, ce côté sauvage que le numérique, trop parfait, n’a pas. Et puis, il y a la notion du temps.

Le temps, c’est l’évidence, l’essence même de la photographie d’ailleurs, mais l’argentique semble avoir ce petit plus sur le numérique : une lenteur salutaire qui prolonge le plaisir de la prise de vue et rend le moment du tirage aussi excitant que le déballage d’un cadeau surprise.

Forte impression, à lire sur le site de l’hebdomadaire Challenges.

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